A la découverte de Wilma GLEDHILL Artiste Peintre Plasticienne

A la découverte de
Wilma GLEDHILL
Artiste Peintre Plasticienne

Wilma Gledhill, artiste plasticienne, varoise, vit actuellement dans les Alpes Maritimes à Antibes, mariée un enfant…. Une artiste généreuse, sa peinture est ethnique et symbolique. Passé et présent, matières et couleurs se superposent et s’assemblent. Elle peint la matière de couleurs vives et violentes et sculpte la couleur de transparence. Son art est inspiré par le cours de ses voyages initiatiques et par des découvertes fulgurantes avec des tribus Haidas mais aussi par des rencontres avec des mentors tels que Michel Millet, Sliver Nejad, Max Sifredi.

CTV : Le Var et sa lumière vive, qu’est ce que cela évoque pour vos yeux de peintre ?
Wilma Gledhill : Le Var, c’est le fourmillement de la vie, symbolisée par mon enfance, par mon adolescence. Toute mon énergie est là, dans le Var, même si je vis maintenant dans les Alpes Maritimes, le Var ce sont les criques le chant des cigales, les bruits, les couleurs, le Var c’est la source, le Var c’est chez moi je ne suis pas française je suis méditerranéenne : l’Algérie de mes parents, l’Italie de mon père et le Var de mon enfance, je suis du Sud. Le Var, c’est la lumière, le Var c’est la nature, le Var ce sont des couleurs et des lumières très violentes très acides, comme ma peinture.

CTV : Avez vous un lieu particulier pour vous ressourcer dans le Var ?
WG : Oui c’est le bord de la mer, au Brusc…. Le Brusc de mon enfance, de mon adolescence, je me souviens, j’allais au Gaou à pieds, je me nourrissais d’arapèdes. C’est au Brusc où j’ai appris la voile, sur un Optimiste. J’aime aussi me ressourcer sur la plage de Portissol à Sanary, mais aussi à la Seyne sur mer où j’ai été au lycée, je faisais partie de l’ASA l’Association Seynoise des Adolescents, l’éducateur était Marc Vuillemot, l’actuel Maire de la Seyne sur Mer. Ce sont des souvenirs très chaleureux.

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CTV : L’une de vos récentes expositions était intitulée « Transparences » qu’est ce qui a généré cette inspiration ?
WG : la transparence ce sont les rencontres en rapport avec le parcours d’une vie ; au départ les matières sont très lourdes très compactes puis s’allègent… C’est une recherche, une quête de la légèreté, je m’y approche ce sont comme des calques des superpositions de couleurs des aplats en transparence, des étapes qui se superposent sur des orgies de couleurs vives.

CTV : Comme dans vos précédentes expositions, on sent dans votre art, l’influence de pays lointains et de civilisations très anciennes:
WG : Oui, cela provient de l’Art Amérindien que j’ai découvert au cours d’un de mes voyages, j’ai rencontré une tribu, la tribu des Haïdas en Colombie britannique, j’ai vécu un an au Canada. Ils travaillaient sur des totems. Les regarder travailler fut pour moi une expérience mythique. Puis, j’ai rencontré des techniciens qui travaillaient sur l’installation d’une exposition de Bill Reid, un peintre et sculpteur haïda autochtone de pure souche. J’ai été percutée de plein fouet. Sept années après, toutes ces réminiscences sont ressorties en m’inspirant un bestiaire qui m’a suivi tout au long de ma carrière de peintre plasticienne dont des oiseaux mythiques qui représentent l’ancêtre et l’inconscient collectif.

CTV : Quelle artiste êtes vous ?
WG : Souvent, j’aime à dire que je suis à l’école de mes sentiments. Je n’ai pas fait les Beaux Arts mais j’ai eu de grands maîtres tels que Michel Millet qui est varois et le grand spécialiste du trompe l’oeil. Avec lui, j’ai appris les bases. J’ai fait des rencontres fantastiques telles que Sliver Nejad, peintre orientaliste des années 80. J’ai aussi appris le modelage avec un autre mentor Max SIFREDI, sculpteur classique à Vallauris et de grands moments de découverte avec la gravure. J’ai une clientèle très jeune, mon art est un art accessible à tous, ce n’est pas un art engagé. Parmi les réflexions du public, c’est la couleur qui frappe et souvent on me remercie d’apporter de la joie, d’apporter de l’énergie

CTV : Que pensez vous du magazine le Cahier du Tourisme Varois ?
WG : J’adore ce magazine, j’ai beaucoup aimé le reportage sur Yann Arthus Bertrand, cela nous emmène à pousser la réflexion plus loin, c’est bien écrit avec de belles photos A travers le visuel, les photos, on va droit à l’essentiel, c’est instantané, cela donne envie de rechercher des compléments d’information, de plus, au niveau publicitaire, c’est un excellent support, moi qui suis de formation publicitaire je peux en attester. Le toucher, également est important et pour un peintre qui aime les matières, c’est très agréable. On en a envie de le conserver. Ce magazine est généreux, épais, c’est un bel objet, qu’on découvre du bout des doigts, le rapport est charnel. L’art, c’est de créer avec son coeur, avec ses yeux, avec son oeil artistique. Vive le bout des doigts !!!!