Aurélie Bertin,   la femme au cœur de CHÂTEAU SAINTE ROSELINE, le paradis de l’œnologie – LES aRCS SUR ARGENS

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700 ans d’âge, c’est une belle et grande histoire tant pour un domaine que pour des cépages qui ont modelé tous ces beaux paysages, fruit d’un savoir-faire soigneux et méticuleux de la vigne qui s’est transmis de génération en génération.
Désormais après avoir succédé à son père en 2007, c’est Aurélie Bertin qui incarne le Château Sainte-Roseline. Côté livre d’histoire, elle invite les visiteurs à en tourner lentement les plus belles pages. Un ouvrage d’art dont les premières enluminures et gravures ont été dessinées par, Sainte- Roseline elle-même.

Côté modernité c’est Aurélie qui a impulsé la nouvelle image tout en restant fidèle à l’histoire et l’ADN du domaine et de ses vins. Avec de la structure en bouche, le rosé reste gastronomique et iconique. L’image devient davantage moderne et balnéaire avec le tournant du packaging branché grâce à du verre givré pour la prestigieuse cuvée Château ou encore la création d’une nouvelle gamme avec un flacon gravé et sans étiquette (Roseline Prestige). Mais pour Aurélie, la modernité ce n’est pas qu’une question de contenu ou de contenant. D’où ces nombreux événements artistiques, sportifs et caritatifs qui portent tous son empreinte. Un succès exemplaire qui se retrouve côté dégustation. A vos verres !

CTV : Pouvez-vous nous raconter l’histoire de CHÂTEAU SAINTE ROSELINE ?
Aurélie Bertin : Cela remonte à la légende de Sainte- Roseline, la mère prieure d’une abbaye édifiée en l’honneur d’un ermite venu s’installer sur ces terres au XIème siècle à proximité d’une source. Fille du seigneur des Arcs, elle dérobait les vivres du château, pour les distribuer aux pauvres. Un jour, les agissements de Roseline furent dénoncés, et son père lui demanda ce qu’elle cachait sous son tablier. Elle l’ouvrit et des roses s’en échappèrent. C’est « le Miracle des Roses » Une chasse de cristal abrite toujours le corps de la Sainte, morte en 1329, que l’on peut découvrir aujourd’hui encore dans la Chapelle communale située sur le domaine.

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D’après vous à quoi reconnait-on un bon vin ?
Aurélie Bertin : Il a une belle intensité aromatique et juste ce qu’il faut d’acidité. L’exacte définition de la rondeur, et c’est l’équilibre parfait entre acidité et volume. L’exemple même du vin qui donne envie de se resservir et de partager.

Quels sont vos cépages préférés ?
Aurélie Bertin : Pour le rosé, le Mourvèdre, Il a du volume et il est très aromatique, la Syrah pour le rouge, un cépage de grande finesse, et pour le blanc, le Rolle qui est naturellement gras. Ils ont tous les trois l’avantage d’être des cépages de garde.

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Dans votre production, quel est le vin que vous recommandez ?
Aurélie Bertin : Chapelle Sainte Roseline, c’est notre cuvée d’excellence, la quintessence et le meilleur de notre savoir-faire. Ce vin est issu d’une stricte sélection parcellaire: le rouge et le rosé sont produits sur des terres argilo-calcaires, et le blanc provient d’une terre encore davantage calcaire. Cela donne des vins complexes et structurés aux tanins très soyeux.

Dans 20 ans comment voyez-vous Sainte Roseline ?
Aurélie Bertin : Avec une empreinte encore plus marquée dans l’œnotourisme, en proposant une offre de séjour et de restauration.

A votre avis pourquoi la Provence est-elle une terre d’excellence ?
Aurélie Bertin : D’abord pour ses atouts climatiques, avec des influences maritimes et un mistral radical pour éradiquer les maladies de la vigne. Ensuite c’est un terroir historique qui en matière de vin a un savoir-faire ancestral et ceci, depuis 600 avant JC. Ici à Sainte Roseline, nous avons un terroir d’exception irrigué par une source. L’histoire du vin et de la Provence se rejoignent dans l’imaginaire mondial. Ainsi le rosé de Provence concentrant à lui seul 10% du marché planétaire du vin est devenu de nos jours, de St Tropez à Rio en passant par Los Angeles le symbole international de la convivialité, de la gastronomie et de la fête.

Chez l’amateur de vin ce qui déclenche votre antipathie ?
Aurélie Bertin : Le donneur de leçons.

Et ce qui déclenche votre sympathie ?
Aurélie Bertin : Celui qui s’intéresse avec bienveillance au produit.

Que pensez-vous de notre magazine ?
Aurélie Bertin : C’est la publication indispensable pour découvrir la Provence et tous ses atouts touristiques.

Comment, en quelques mots donneriez-vous envie de venir déguster votre production ?
Aurélie Bertin : Ici, nous avons une histoire et un terroir d’exception à raconter et à déguster, sur un site classé avec des crus classés.


Quel serait votre portrait chinois ?
Si vous étiez un cépage ? Le Mourvèdre pour sa richesse aromatique.
Une fragrance ? La garrigue c’est lié aux odeurs de mon enfance et c’est ma Madeleine de Proust.
Une couleur ? Le rose évidemment, c’est une teinte pastel dont la pureté et l’élégance rappellent la clarté et la luminosité de mes rosés.